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INTRODUCTIONLe présent programme constitue la base du contrat de législature 2011-2016 que nous proposons aux citoyennes et citoyens palinzards. Il est rédigé dans le but de répondre aux besoins concrets des personnes en assurant pour chacune et chacun sa place au sein de la société. Les valeurs socialistes supposent que les principes de l’économie du marché ne sauraient constituer le seul horizon possible car, appliqués aveuglément, ils conduisent à des dysfonctionnements importants de la société, comme nous l’avons constaté durant la crise économique du 2009. Dans cette optique, nous défendons les idées d’une société permettant l’égalité de traitement entre les personnes. Nous privilégions l’action collective plutôt que l’individualisme.
Les membres du parti socialiste d’Epalinges s’engagent pendant la campagne et en cas d’élection à respecter les valeurs suivantes: Un Etat de droit, démocratique et respectueux des libertés individuelles, basé sur le suffrage universel pour toute personne – suisse ou non - y résidant. La solidarité, notamment entre jeunes et aînés, biens portants et malades, contribuables aisés et de condition modeste. L’égalité des chances et la justice sociale, soit la répartition équitable des richesses et des savoirs, l’accès de toutes et tous à l’éducation, à la formation, aux soins, aux transports et au logement. Des conditions de vie et de travail décentes, conformes à la dignité de la personne humaine. Un environnement de qualité pour toutes et tous, en veillant à une utilisation intelligente de nos espaces de vie, des ressources naturelles et garantissant un service public universel de qualité. L’égalité de droits entre femmes et hommes et le respect de conditions-cadre juridiques et financières permettant à cette égalité de s’exprimer réellement. La lutte contre les actes et les propos visant à la haine de l’autre, qu’ils soient racistes, religieux, sexistes, xénophobes ou homophobes. Assurer un développement durable du territoire, en subordonnant les aides publiques au respect des critères de développement durable (label Minergie, énergies renouvelables, utilisation du bois indigène, etc.). Par ce programme, nous avons tenté de transcrire les principes socialistes au niveau communal. Les candidats à la Municipalité et au Conseil communal d’Epalinges s’engageront à respecter ces principes et à entreprendre toute action utile pour mettre en application les propositions dans ce programme. |
1. POLITIQUE D’ACCUEIL DE L’ENFANCE & ACTIVITÉS POUR LES JEUNES
Il reste encore difficile aujourd’hui de concilier vie familiale et vie professionnelle, ceci est plus particulièrement vrai pour les femmes qui, du fait de manque de structures d’accueil, sont obligées de renoncer à une activité professionnelle pour laquelle elles ont pourtant acquis formation et compétences. Cependant, l’accueil extra familial des enfants a une utilité qui dépasse largement le cercle familial. L’économie a de plus en plus besoin d’un personnel qualifié. Le retrait, complet ou partiel,du marché du travail des personnes formées constitue un gaspillage de ressources pour la collectivité.
Afin de favoriser la création de places d’accueil, les législations tant fédérales que cantonales ont été adaptées. La loi fédérale du 4 octobre 2002 sur les aides financières à l’accueil extrafamilial pour enfants et son ordonnance d’application ont créé un programme d’impulsion à la création de places d’accueil pour les enfants. Le canton de Vaud s’est doté d’une loi sur l’accueil de jour en 2005. La Fondation de l’accueil de jour (FAJE) découlant de cette loi a vu le jour en 2007. Elle poursuit l’objectif de déployer et de coordonner l’accueil de l’enfance pour mieux répondre aux besoins des familles. Enfin, l’introduction, dans la constitution vaudoise, du nouvel article 63a, donne clairement la responsabilité aux communes d’organiser un accueil parascolaire surveillé, facultatif pour les familles, sous forme d’école à journée continue dans les locaux scolaires ou à proximité pendant toute la durée de la scolarité obligatoire. Il convient donc que la commune d’Epalinges se donne les moyens de développer ses structures d’accueil de l’enfance préscolaire et parascolaire permettant de répondre aux besoins de familles et de se conformer au cadre législatif. Les adolescents d’Epalinges disposent avec la maison des jeunes d’un lieu qui leur appartient. Ce lieu de rencontre et d’échange est géré par deux animateurs socio culturels. Des activités sont également proposées à l’extérieur. Il conviendra à l’avenir de renforcer le développement des activités, en augmentant les heures d’ouverture de la maison des jeunes et en proposant des activités sportives ou de loisirs dans d’autres lieux.
2. ACCUEIL ET INTÉGRATION
Le 23 janvier 2007, le Grand conseil vaudois a adopté une loi sur l’intégration des étrangers et sur la prévention du racisme. Celle-ci prévoit que « les autorités cantonales et communales assurent aux étrangers une information adéquate sur les conditions de vie dans le canton, sur leurs droits et sur leurs devoirs et sur l’offre en matière d’intégration » (art.12). En outre, chaque commune devra désigner un répondant pour les questions d’intégration des étrangers et étrangères et de prévention du racisme qui peut être, par défaut, le syndic.
L’intégration passe très souvent par un accueil bienveillant à l’arrivée dans la commune des nouveaux habitants. Le premier contact avec l’autorité communale joue un rôle. Un accueil aimable et la transmission opportune d’une information bien préparée sur leur nouveau cadre de vie et de travail contribue à éliminer des incertitudes et motive les personnes nouvellement arrivées à s’intégrer plus rapidement. La première information a le caractère d’une introduction et doit indiquer où on peut obtenir quelle information. Il faut évaluer soigneusement quels messages il convient de donner, car donner trop d’informations aux étrangers directement à leur arrivée peut aussi être contreproductif. L’information doit être suffisante et compréhensible de sorte à permettre aux étrangers et étrangères de se débrouiller à Epalinges et de poser les bases de leur nouvelle vie. Dans notre commune il n’existe pour l’instant pas de commission consultative en matière d’intégration qui pourrait d’organiser des manifestations multiculturelles, des séances d’information et de citoyenneté et être impliquée dans l’accueil des personnes nouvellement arrivées.
3. SENIORS Les enfants nés du baby-boom des années après guerre seront bientôt à la retraite et toutes les prévisions sanitaires s’accordent pour leur prédire une longue vie. Entre 2005 et 2035, l’entrée progressive dans le troisième et quatrième âge de ces générations constitueront le principal facteur de croissance de la population âgée de plus de 65 ans passant des 16% actuels à 20-25% de la population suisse totale à l’horizon 2020- 2030, soit, au total, près de 2000 personnes pour la commune d’Epalinges. C’est cette tranche d’âge qui progressera le plus en proportion. Cette évolution démographique s’accompagne de nouveaux besoins, mais aussi de nouvelles ressources.
Malgré une perte d’autonomie et d’indépendance progressive liée à l’avance en âge, le principal souhait des personnes âgées est de rester le plus longtemps possible à domicile. Bien qu’il soit de la responsabilité du canton de développer les structures de maintien et de soins à domicile, nous pensons que notre commune peut contribuer de manière significative, en plus du subventionnement alloué à ces structures, au développement d’alternatives à l’institutionnalisation. Nous pensons également que l’image qu’une société se fait des seniors influence la perception des besoins et des ressources. Nous considérons que la retraite n’est pas un repli, ni une mise à l’écart, mais est un passage vers de nouvelles formes de participation. Il est donc essentiel de valoriser les potentialités des séniors habitant notre commune afin de préserver un sentiment d’utilité et de dignité.
4. TRANSPORT
La prolongation du M2 jusqu’au Chalet-à- Gobet n’étant pas prévue dans un avenir proche, le trafic automobile induit par les pendulaires de la Broye se rendant au parking de Vennes ne fera que s’amplifier et rendra l’axe Chalet-à-Gobet-Croisettes encore plus dangereux et bruyant qu’il ne l’est aujourd’hui. La fréquence de la ligne 62 n’incite guère les broyards à choisir les transports publics au lieu de leur automobile et ceci au détriment de la qualité de vie dans notre commune.
Il est intéressant de constater que dans sa séance du 3 juin 2002 déjà le conseil d’état vaudois se félicitait de ce que la commune d’Epalinges : « a déjà mis en oeuvre une des mesures préconisées par le PDCom, à savoir : d’étudier la mise sur pied d’un service de minibus pour ramener les usagers sur les lignes existantes ou futures depuis les quartiers non desservis, par la création d’une nouvelle ligne interne reliée au métro au niveau des Croisettes. ». Il serait tout à fait opportun que cette étude livre enfin ses résultats afin que dans un avenir proche il n’y ait plus dans notre commune des quartiers non desservis. A partir de 19h00 il n’y a plus que deux fréquences par heure sur les lignes 45 et 46. Sachant que les commerces lausannois ferment à partir de 18h45 il peut arriver que les usagers des ces lignes soient dans l’impossibilité d’arriver à la station des Croisettes avant 19h00 soit parce que clients de ces commerces soit parce qu’ils y travaillent. Ce créneau horaire manquant est un sérieux frein pour celles et ceux qui veulent se rendre en ville avec les transports publics. Les arrêts du Grand Chemin et en Marin de la ligne 45 sont situés sur la zone tarifaire 18 alors que tous les autres arrêts de la commune sont situés sur la zone 12. Ceci a pour conséquence que les Palinzards proches de ces deux arrêts doivent se munir d’un titre de transport valable pour deux zones pour se rendre au centre de la commune et de trois zones pour se rendre à Lausanne alors que les autres habitants de la commune n’ont besoin que d’un titre couvrant une zone pour le centre d’Epalinges et de deux zones pour le chef lieu. Cette discrimination tarifaire n’incite guère cette importante frange de la population palinzarde à utiliser les transports en commun pour se rendre soit dans la commune soit dans la capitale.
5. DÉVELOPPEMENT DURABLE ET ÉTHIQUE
Le développement durable est un concept se basant sur 3 pôles : la solidarité sociale, l’efficacité économique et la responsabilité écologique. Selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, c’est « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
Les questions de développement durable représentent l’essentiel du programme des partis écologiques. Ces partis ont progressivement étoffé leurs programmes de préoccupations sociales, ce qui fait qu’ils sont souvent sur la même longueur d’ondes que les socialistes. Pour sa part, le parti socialiste a longtemps sous-estimé ces questions. Aujourd’hui elles sont partie intégrante de ses réflexions. L’empreinte écologique d’un pays mesure le degré de sollicitation des ressources naturelles par l’homme sur ce territoire. La biocapacité est la capacité de la nature à produire des matières premières et à neutraliser les polluants. Lorsque l’empreinte écologique et la biocapacité d’une région concordent, cette région se trouve en accord avec la capacité de régénération de la nature. Son développement est durable. La Suisse consomme 3 fois plus de ressources naturelles que la quantité compatible sur son territoire, ce qui conduit notre pays à importer des ressources naturelles et à exporter des déchets (dioxyde de carbone par exemple). Dans le canton de Vaud, les émissions de CO2 ne font qu’augmenter au cours des dernières années. Notre consommation d’énergie est la cause principale de notre forte empreinte écologique. Elle en est responsable pour les deux tiers. Entre1990 et 2004, la consommation d’énergie du canton a augmenté de 13,4%, principalement en termes de consommation électrique. Quelques chiffres :
6. BÂTIR L’AGGLOMÉRATION
A la fin du 20e siècle, Epalinges a su passer d’une destinée agricole à celle de cité résidentielle, tout en recréant dans la commune une dimension villageoise à la mesure et à la dimension de ceux qui y vivent.
Durant les dernières décennies du siècle passé, les Bégous ou Palinzards des différents hameaux d’Epalinges et les nouveaux résidents ont su préserver leur autonomie, assumer le développement démographique des sites principaux de la commune (Tuileries – Village – Croix Blanche) et créer un lien vivant entre des habitants dispersés. Ceci s’est concrétisé d’abord par un nouveau plan d’extension définissant l’affectation des différentes zones de la commune (habitations à faible ou forte densité, circulation, parking, sport, verdure, loisirs, forêt) puis par l’implantation d’un collège à Bois-Murat (quartier des Tuileries) et la construction d’une salle de spectacles et d’une auberge communale à la Croix-Blanche qui, suite à la réalisation du complexe commercial, la construction de logements et la création d’un parking, d’un secteur réservé aux activités sportives et de loisirs, deviendra le véritable centre villageois de la commune. Cette politique, concentrée spécifiquement sur l’espace communal a certes permis d’éviter l’absorption d’Epalinges par la commune de Lausanne, mais, en ce début de 21e siècle, tous les acteurs des communes de la région constatent que beaucoup de problèmes ne peuvent plus être résolu dans le cadre strictement communal et nécessitent une approche régionale. Dans cette perspective, les communes de la région lausannoise ont mis en oeuvre dès les années nonante Lausanne Région (ex Corel). De nombreuses expériences à «géométrie variable» ont été tentées avec plus ou moins de succès. On peut notamment citer :
Aujourd’hui, l’agglomération correspond à l’espace de vie et de mouvement du plus grand nombre. En matière de création d’emplois, de transports, de traitement des déchets, de sports et d’activités culturelles, de lutte contre l’exclusion ou de prévention des toxicomanies, les préoccupations sont les même dans toute l’agglomération. Plus des deux tiers de la population suisse vivent et travaillent dans des agglomérations. Le maintien, voire l’amélioration de la qualité de vie et donc de l’attractivité de ces zones urbaines est l’un des enjeux prioritaires de ces prochaines décennies. Nous, socialistes palinzards, sommes convaincus que la commune et les ébauches de collaborations intercommunales mises en place ne sont plus les entités adéquates pour gérer tous les problèmes qu’on s’acharne actuellement à leurs confier.
7. URBANISME
URBANISME - définition : ensemble des mesures qui doivent permettre un développement harmonieux des agglomérations (Larousse)
A Epalinges, comme dans toutes les communes du canton, la totalité du territoire est régie par un « plan général d’affectation » PGA, approuvé par le Conseil communal. Le développement territorial est entièrement déterminé par ce plan et toute remise en question majeure doit passer par une modification du PGA que les services cantonaux et le Conseil communal avalisent. L’essentiel des zones constructibles étant en mains privées, c’est donc, avant tout, dans l’organisation du domaine public et des propriétés communales que le Conseil peut intervenir et qu’un parti peut faire des propositions. Le domaine public évolue constamment, principalement en ce qui concerne l’espace dévolu aux circulations. Les rues et les places étaient autrefois le lieu d’échange premier, tant commercial que social. Envahies par la circulation automobile, elles ont perdu une grande partie de leur fonction sociale, fonction qui s’est déplacée dans des structures privées comme les grands centres commerciaux, le plus souvent périphériques. A Epalinges, les autorités ont eu la clairvoyance d’acheter en 1979 un vaste terrain au coeur de la commune et d’en assumer la planification. Réussite remarquable, l’ensemble de la Croix-Blanche n’échappe toutefois pas totalement à la privatisation de l’espace public. La commune n’est plus maîtresse de la rue marchande, régie par un droit de superficie, ce qui pose certains problèmes d’utilisation pour des activités non commerciales. On voit donc que les possibilités d’intervention sont limitées dans le domaine de l’urbanisme, d’autant que la Commune n’est plus propriétaire d’aucun grand espace stratégique comme l’était le domaine de la Croix- Blanche.
8. SÉCURITÉ
Le 27 septembre 2009 le peuple vaudois a refusé l’initiative d’une police unique et a donné préférence à une police coordonnée. Les communes peuvent ainsi choisir entre trois structures :
La commune d’Epalinges offre actuellement un service de sécurité par sa police municipale et par une présence d’un gendarme de la police cantonale. La police municipale offre notamment les services suivants : ordre et sécurité publics, signalisation routière, inhumations, passeports, cartes d’identité, objets trouvés, recensement des chiens. La commune d’Epalinges ne sera pas en mesure de répondre aux exigences pour constituer un corps de police municipal, le coût par rapport à la taille de la commune serait trop important pour permettre une offre de services de sécurité 24h/24, 365 jours/ an. Elle devra donc choisir entre l’adhésion à une association intercommunale ou la prise en charge de sa sécurité par la police cantonale.
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